Lâcher les chiens

Le projet artistique

Un album brut et sans fioriture

Il y a un paradoxe que Romuald est Seul a mis des années à accepter : on peut être aimé, entouré, écouté - et rester, au fond, désespérément seul. Pas seul par manque, mais seul par nature. Chacun face à lui-même, chacun essayant, avec ses propres armes, bonnes ou mauvaises, de survivre à cette solitude qui ne le quitte jamais vraiment, même dans les bras des siens.

C'est de ce constat qu'est né le nom Romuald est Seul. Pas un nom de scène choisi pour sonner bien, mais une phrase qui dit une vérité vécue.

Lâcher les chiens s'inscrit dans cette même lucidité. C'est le morceau du moment où l'on cesse de retenir ce qui gronde à l'intérieur, où la colère et la fatigue d'être seul, même entouré, finissent par sortir. L'image qui l'accompagne — un visage buriné par le temps, un regard qui défie la nuit, une ville qui retient son souffle avant l'orage — porte cette même tension : quelque chose qu'on a trop longtemps contenu est sur le point d'éclater.

Romuald est Seul écrit une musique sans filet, portée par des textes en français sans esbroufe ni consensus facile. Une musique pour ceux qui, eux aussi, connaissent cette solitude qu'on ne dit jamais tout haut - et qui trouvent, dans une chanson, un moment où ils se sentent enfin un peu moins seuls.Ajouter du texte

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